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 I walked with a zombie (Libre)

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MessageSujet: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeMer 12 Nov - 23:49

Jovial cadavre ambulant, qui aurait pu croire que la mort pouvait être si belle? Oh certes cette jolie carcasse qui se traînes les pieds sur le sol du cimetière n’est pas réellement un être ayant décédé physiquement et trépassé spirituellement, cependant il possède quasi une physionomie similaire à ses amis qui eux ce trouve sous terre. Un look mortel, un physique à tomber, du moins si vous aimer les hommes légèrement androgyne avec des gros cernes sous les yeux et un look tout droit sorti du dernier film de zombie. Il est tout de même un très charmant blondinet ce monsieur D. Toujours dans un accoutrement d’un plus grand professionnalisme, soit son typique saros blanc… avec peut-être une ou deux petites taches de sang, enfin le côté professionnel s’arrête sans doute là lorsqu’on remarque les grosses bottes et ses jolies pantalons en cuire qui moulent ses petites jambes si fragiles. Si peu de chair pour un être vivant, un peu plus et il n’est qu’un squelette avec de la peau par-dessus, de la peau qui fut habillement recousu par les doigts de fées de ce dernier. Il faut l’avouer, il s’agit là d’un de ses talents particuliers… mais lorsqu’on à l’habitude d’ouvrir les gens en deux et de les rapiécer on vient à développer un certain talent dans le domaine.

Allez balade toi petit ange blafard, balade toi dans la nuit, entre les pierres et les cryptes, tu vole sans ailes au milieu des spectres des gens oubliés. Avec ton petit sourire qui est toujours présent même lorsqu’il y a rien de jovial. Puis avec ton regard bleuté, de magnifiques prunelles en effet, cependant il est si difficile de réellement comprendre ce qui ce passe dans ton esprit petit être macabre. Seul, il est bien seul le petit Dr Death, enfin seul, il est entouré de plusieurs êtres ressemblant à ses principaux collègues de travail, errant tel qu’eux dans le cimetière. C’est sans doute un peu triste d’un point de vue extérieur, mais lorsqu’on connaît la complexité de l’être qu’il est, vous serrez sans doute peut-être un peu plus effrayés qu’attristé par le sinistre chemin de sa vie.

Aujourd’hui il est rendu à une nouvelle étape de sa vie, une étape que tout être doit vivre selon lui afin de pouvoir dire qu’il a vécu une vie complètement, soit la solitude des âmes errantes. Elle est une étape de la vie, elle est dans l’opposé de la compagnie comme la trahison est l’opposé de l’amitié. D veut vivre tout ça, il veut comprendre la vie et vivre pleinement avec chacune de ses étapes et ses sentiments. Alors voilà pourquoi il est là ce soir, errants, cependant bien qu’il soit privé de la chaleur des mortels, il ne s’ennuie pas à mourir, car il faut dire qu’il est en très bonne compagnie.

Tout près de lui il y a un monsieur du nom d’Adam McIlroy, un ancien musicien qui fut forcé à avoir une retraite prématurée. C’est un peu triste quand on y pense, car il était au zénith de sa carrière musicale en tant qu’artiste blues. D apprécie grandement sa compagnie, car lui-même possède un petit amour pour le blues, certes pas autant que celui du musicien, mais bon. Ah vous l’avez sûrement déjà deviné, Adam n’est pas un être vivant, mais plutôt un spectre ou simplement une pierre tombale tout ce qui a de plus froid. Vous le trouvez sans doute fou de discuter avec une pierre, mais vous saurez qu’il n’est pas le premier homme à faire ça. Regardez vous amis proches, même vous-même, vous parlez sans doute occasionnellement au mort quand vous allez leur rendre visite, leur laisser des fleurs et tout ça, alors le fait que le Dr Death parle à ce Adam McIlroy n’a rien de dément. Il est même devenu ami avec lui. Oh certes Adam est très peu bavard et D sait qu’il était musicien de blues uniquement parce ce qui est écrit sur la pierre « Mort avec son blues ».

À présent, le beau derrière de D est sur le sol humide, la rosé du soir. Ayant pris place devant McIlroy, ce dernier discute avec lui comme deux êtres bien vivant discuteraient autour d’un café. Enfin, il discuta avec lui jusqu’à ce qu’il vit sur la montre qu’il sorti de sa poche quel heure il était. Près de quatre heures du matin, mieux vaut retourner au boulot. Vous avez cru qu’il allait aller finalement ce coucher, dormir un peu afin de faire éventuellement partir ses grosses cernes violets si foncés qu’elles sont quasi noir, mais c’est que vous ne le connaissez pas encore assez bien. Dr Death est votre très cher thanatopracteur insomniaque, il ce dit qu’il va suffisamment dormir une fois qu’il sera décédé.

Il se redressa, mais malgré son look cadavérique de zombie, sa grâce est similaire à celle de Nosferatus. Des mouvements plutôt lents, mais précis. Aucun geste qui semble être exagéré ou de trop, une démarche gracieuse, un gracieux cadavre. Il ce mi donc à déambuler à nouveau entre les pierres, souhaitant bon matin à certain et à la prochaine, car il allait sûrement revenir très prochainement leur rendre visite. Et comme il est venu, c’est avec la même expression incompréhensible qu’il repart tranquillement, du moins qu’il s’apprêtait à quitter, jusqu’à ce qu’il voit parmi la brume ce dissipant peu à peu avec le levé du soleil, une silhouette qu’il ne pouvait définir au premier coup d’œil. Comme vous le savez, c’est d’une nature curieuse qu’il ne fit que quelque pas vers elle, de toute façon, les gens qui l’attendent peuvent bien attendre un peu plus, car ils ont réellement l’éternité devant eux.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeVen 21 Nov - 1:24

July...
Douce July, où es-tu à présent que s'en est fui le temps? Sous cette paupière appesantie, ces yeux que ne cernent plus ni la douleur ni la veille alors qu'une simple pilule te conférait pouvoir et immortalité...?
Pouvoir... illusoire.
Jamais tu ne fus plus proche et plus éloignée de toi-même que par cette simple tombe, cette pierre blessée par la marque d'un nom. Pseudonyme enseveli, passé enterré...
Où es-tu July?
Bon sang, mais où es-tu?!
Réveille-toi mon âme, ouvre les yeux et contemple... contemple ton destin. Sous ta propre prunelle alanguie découvre la preuve de l'insatiable mortalité.

Tu es bien morte ce jour là.
Morte July, mort l'Echo de tes pas fuyant quelque Narcisse miroitant au gré de l'onde des bains... Morts la mère, le père, l'odeur des ouvrages entassés, la menace planant parmi les rayons chargés de sermons...

Mort!
Où es-tu toi aussi? Dans ces cercueils, vides depuis longtemps pour certains? Ce cercueil qui ne fût jamais rempli?



Ludwig releva les yeux et huma l'air alentour pour mieux s'imprégner de cette quintessence de vie, omniprésente et insubmersible. Pourquoi venir chercher la sensation, le sentiment d'existence dans un cimetière?

Peut-être car rien ne nous rappelle mieux que les défunts qu'il n'est pas temps d'attendre demain pour commencer à se trouver...
Peut-être car cet être étrange au passé imbibé de mystère n'avait jamais commencé à vivre qu'après avoir accepté... de mourir.


July!
Ce patronyme était douloureux à son propre souvenir. Il n'était plus que vecteur de déception, de mépris, de colère. Comment toute une société peut-elle réussir à s'acharner sur un seul enfant?

July serait certainement devenue inquisitrice si Viviane, la tendre amante, l'amoureuse trahie n'avait usé de l'enchantement de son nom pour la mener vers d'autres pièges... D'autres pièges également délaissés pour mieux jouir à présent de la folie d'un humain impotent devenu un despote capable.


Un sourire.
Non pas de ces marques d'amour ou de douceur... plutôt un de ces rictus frappant notre visage du sceau d'une joie déplacé, sarcasme retenu, humour cynique.
Ludwig... es-tu réellement désabusé?

Non pas...
Non, pas ce soir. Le lieu et l'heure ne se prêtaient guère à ce genre de macabre plaisanterie.
Mais force était d'avouer qu'il était long et difficile le chemin pour mener Abel vers sa propre humanité.

Un sourire...
Mais un vrai cette fois.

Et tandis que Ludwig délaissait sur la tombe de July un bouquet de fleurs fraîchement cueillies, alors qu'un instant laissait percevoir dans son iris la foi en un avenir meilleur, ces mots murmurés, du bout des lèvres, caressés et esquissés en un trait d'esprit afin de colorer la brume échappée, vinrent s'échouer dans quelques caveaux.


"J'y arriverais..."


J'y arriverais.
A quoi? J'aurais pu vous le dire sans doute si l'oeil de l'Ofanim n'avait intercepté une silhouette qui, à défaut de le faire bondir de frayeur ainsi que n'importe quel mortel face à un zombi dans un mauvais film d'épouvante, déclencha son habituel tic: hausser le sourcil.
Oh, si vous étiez spécialiste du degré et de l'angle auquel s'arquait ce trait fin et pileux, sans doute auriez-vous constaté qu'icelui semblait fournir un effort un peu plus conséquent afin de mieux marquer le scepticisme propre à tout philosophe défendant cette doctrine néanmoins... Néanmoins, comme le non-éclairage, le manque de sommeil et l'endroit pouvaient faire de lui le sujet de quelque hallucination, le bras droit de Zion resta ce bonhomme poli et imperturbable que l'on connaissait si bien dans le rôle du glaçon.


"Monsieur...?"
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeVen 28 Nov - 5:21

Étrange protagoniste, un cadavre toujours vivant et ambulant il déambule dans le cimetière après avoir dit bon matin et à la prochaine à ses amis plutôt particuliers. Son petit sourire qui est peut-être un peu, ma foi, très perturbant par moment est toujours bel et bien présent sur sa magnifique figure androgyne. Petit zombie à la crinière doré, il ce balade un pied devant l’autre ou du moins à peu près ça, car nous ne somme pas certain si ce dernier suis réellement une ligne droite lorsqu’il déambule aussi gaiement dans ce genre d’endroit… un peu plus et il aurait commencé à gambader comme un jeune ex puceau qui viendrait tout juste d’atteindre le septième ciel avec la personne de ses plus étranges et merveilleux fantasmes… étrange comparaison n’est-ce pas? Elle est peut-être un peu déplacé, mais qui somme nous pour en juger de toute façon, que de simple fous parmi d’autres fous. Enfin, pour en revenir à ce qui ce passe en ce moment dans ce sinistre endroit, un peu plus tôt il fut mentionné que ce dernier fut arrêter par la présence d’un autre personnage, vivant cette fois-ci… enfin… peut-être.

Il n’aurait pu vraiment le dire, malgré les paroles de l’étranger devant ses prunelles, caché derrière le brouillard qui semblait quitter le sol pour laisser place à la clarté du jour. Un petit « Monsieur » incertain de l’identité de D fut mentionné doucement, faiblement… avec une certaine froideur qui su nettement plaire à notre docteur dès les premières syllabes. Sa façon de parler, de s’exprimer la couleur de la voix… bleu ou noir, il en sait rien vraiment, mais ce fut si macabrement froid qu’il en a quasi frissonner… de plaisir. Tien, le sourire sur sont visage, fut-il un peu plus grand en cet instant? Ah non ce n’est qu’une étrange illusion rien de plus. On aurait cru déceler un instant de bonheur chez lui, mais son regard demeura inchangé. Ses prunelles sont toujours aussi… comment dire… sans vie, inexpressive, profonde et vide comme un gros trou noir, mais un trou noir bleuté… sans doute ses pupilles sont le centre de ce trou vide ou si il n’est pas vide, on ne sait pas ce qu’il y a au fond.

Curieux et attiré par cette silhouette et cette voix, il fit un pas de plus jusqu’à ce qu’il fut capable de percevoir les premiers traits physionomique de l’étrange être devant ses yeux. Magnifique! Ce dit-il intérieurement, il la trouvait magnifique! Sans être réellement indiscret par son regard, il l’observa de la tête au pied, remarquant les petits détails physionomique, car ont le sait tous, D est un génie fou amoureux du corps humain ou de l’anatomie. Certains confondrait sans doute l’être qui ce trouvait devant ses yeux et le prendrait pour un homme, mais on ne trompe jamais l’œil d’un expert, il a trop souvent observé, admirer le corps humain autant celui d’un homme que celui d’une femme pour qu’on puisse facilement le berner. Sublime! Une beauté funeste, il adore! De sa voix très masculine, qui en étonne certain lorsqu’on voit à quel point il est androgyne physiquement, notre charmant docteur pris la parole. Sa voix s’éleva en un sinistre et mélodique murmure, disant un simple et très difficile à cerner « bon… matin ». Oui il eut hésité durant un instant, ne sachant plus si il devait dire bonsoir ou bon matin… mais voyant que l’astre de feu s’élevait dans les cieux, il ce dit qu’il s’agissait du matin.

Il ne faut pas lui en vouloir, il n’a pas l’habitude de vraiment faire la différence entre le jour et la nuit, car il passe son temps éveillé, à travailler dans un endroit ou les fenêtres sont aussi rares que les poils sur un crâne chauve. Alors en s’approchant un peu, mais pas trop près, notre cher docteur continua de discrètement scruté les détails de son vis-à-vis. Après un moment, dans son infini galanterie, portant gracieusement son bras droit près de son torse et en s’inclinant un peu vers l’avant, celui-ci repris la parole.


-Veuillez pardonner mon intrusion dans votre intimité…

Il ce redressa un peu, observant à nouveau la silhouette qu’il trouvait de plus en plus fascinante. Magnifique ou sublime n’étaient plus les termes justes pour décrire sa fascination, divin était quasi un peu plus approprié. Il n’était pas encore au niveau de l’obsession, mais il savait déjà que plus il passerait du temps en compagnie de l’inconnue, il serait fasciné par cette dernière.

-Voyez vous… il est plutôt rare d’y trouver des gens à cet heure-ci… alors voyant votre silhouette, cela n’a fait que me fasciné et je n’ai pu m’empêcher…

« M’empêcher » de quoi D? De venir voir ce spectre qui comme toi hante le cimentière alors qu’il est toujours bien vivant? Enfin vivant, c’est un grand mot il faut dire. En l’observant, il ce mis à douter sur la vivacité de l’étrange être. Distante, morte, peut-être pas tout a fait morte mais dans un monde étrange entre la vie et la mort, le vivant n’ayant pas tout à fait trépasser. Ah qu’elle est magnifique et fascinante cette inconnue sans nom! Qui est tu belle inconnue?
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeVen 28 Nov - 18:09

Un sourire

"Vous devriez faire du chant monsieur, je ne doute pas un seul instant que vous ayez une voix délicieuse."

Ludwig plongea ses prunelles dans celles du thanatopracteur, le regardant exécuter son salut avant d'entamer une révérence à son tour.
Une révérence d'homme.

Inutile de préciser que Ludwig, loin de se douter que son masque avait été percé, continuait de porter icelui avec le sérieux qui le caractérisait tant.


"Si je souhaitais prêcher pour ma paroisse, je vous inviterais à vous diriger vers l'art vocal madrigalesque ou baroque, néanmoins je suis persuadé que vous feriez fureur dans certains courants plus modernes... un groupe gothique peut-être?"

Un vague geste de la main, comme pour repousser distraitement ces préoccupations _préoccupations qui le mèneraient indubitablement vers un terrain intime, et de ce fait dangereux. D'ailleurs en parlant d'intimité...

"Ne vous inquiétez pas pour votre "intrusion", j'avais fini d'honorer July..."

Ludwig...
Depuis quand ne frissonnes-tu plus en prononçant ton propre prénom? Depuis quand ne te semble-t-il pas étrange de parler de toi comme d'une autre?

Ludwig...
as-tu à ce point changé que toi-même soit à ce point détaché de ton propre passé?


"Cheminons un moment ensemble voulez-vous?"

Pas de curiosité mal placée, le violiste en avait horreur. Non, il ne lui ferait pas l'indiscrétion d'un "que faisiez-vous en pareil endroit à une heure indue?"... cela ne le concernait pas mais cela lui éviterait en outre de se voir retourner ce genre de question.

Se tournant légèrement afin d'inviter l'inconnu à marcher à ses côtés sans se laisser troubler par l'apparence plus qu'originale du docteur, l'Ofanim de Zion attendit... à la fois une réponse et un rythme sur lequel caler ses pas.

Car en effet, un violiste a pour fonction d'accompagner... mais également, sans que la plupart des auditeurs ne se doutent de la chose, cadrer et guider.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeMar 2 Déc - 22:33

Une réplique de la part de cet être si fascinant qui ce trouvait devant les prunelles de notre thanatopracteur. Une révérence d’homme et des paroles qui ont su mettre un certain doute dans l’esprit de notre cher docteur. Pourquoi cette personne lui parlait de chant? Elle, oui elle, car malgré ses gestes d’une certaine masculinité, D y voyait claire bien qu’il ne fit aucun commentaire. Peut-être cet être à la physionomie aussi fascinante que ce qu’il pu percevoir jusqu’à présent de sa personnalité avait des raisons particulières d’agir tel un protagoniste du sexe opposé. Toute fois, aussi brillant que notre docteur puisse être, il ne sait point lire les esprits des gens.

Il écouta donc sans offrir la moindre réplique les éloges de cette captivante personne, ne détachant point ses prunelles aux couleurs du ciel le jour de sa silhouette. À quoi ressemble tu sous t’est vêtements étrange être? Oh ne croyez pas qu’il s’agit là d’un pervers ou même d’un voyeur! Des gens nues, il en voit tous les jours, car on ne pratique pas une autopsie sur un être qui porte toujours ses vêtements de vivant. À sa mort l’Homme avec un grand H redeviens très naturel, il remet son costume d’Adam… ou de Eve cela dépend de l’individu en question… mais bon là n’est pas le centre d’attention de cette soirée… ou plutôt de ce début de matinée. Bref peut importe, la conception du temps est une chose si étrange et humaine…

D fut naturellement ravis de savoir que sa petite intrusion ne l’était pas réellement, du moins la venue de notre cadavre ambulant ne semblait point véritablement déranger son vis-à-vis du moment. Cet étrange être, toujours sans nom venait de terminer d’honorer un être ayant jadis porté le nom de July. July, quel magnifique nom, mais comment ce nomme cette personne qui ce trouve devant lui, cette créature fascinante, attirante, ce protagoniste essayant de caché son identité par une fausse masculinité. Il l’ignore, mais il n’est pas bien placé pour juger autrui sur leur identité, car on le sait tous… ou peut-être pas, Dr Death, D, ce n’est naturellement pas son nom de naissance… mais c’est ainsi qu’il est connu à présent.

Ah mon cher Dr Death, ce monsieur… ou semblant de monsieur, te fascine à un tel point que tu oublies que tu dois sans doute retourner dans un lieu que tu ne peux révéler. Enfin, tu finiras pas le… ou la connaître… car il est vrai que tu ignore toujours si cette personne, ce protagoniste, essai réellement de ce faire passer pour un mâle.

Cheminons un moment ensemble voulez-vous, lui a-elle dit. Comment refusé une telle invitation. Toujours avec son petit sourire au visage… d’ailleurs est-elle perturbé par son expression faciale?... bref il n’ajouta rien en mot, mais fit tout en gestes. Remontant jusqu’à l’inconnue, D mis ses mains dans les poches de son saros et regarda devant lui, puis par moment par curiosité, il observait la démarche de sa compagne. Ouvrant à nouveau la conversation, de sa voix très masculine et profonde, D dit quelques mots aux sujets du précédent commentaire de sa compagne.


-J’ignore quel intuition ou don vous possédez cher ami pour songer aux délices que mes cordes vocales pourraient produire en chanson… êtes-vous connaisseur?

Qui sait, peut-être la personne qui ce trouve tout près de notre thanatopracteur est un spécialiste de la chanson. Il ne s’aventura pas dans le chemin de la recherche de son indenté, voilà pourquoi il ne fait que poser des questions vagues, sur un sujet générale… sur les connaissances diverses. Le nom, l’âge, le lieu de résidence… enfin tout ça est superficiel et futile… car quel sont les chances qu’après cette soirée ils se croisent à nouveau. Et même si D contremaître son nom, il ne serait quoi en faire.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeMer 3 Déc - 0:51

"Je suis..."

Une légère hésitation, non... un semblant d'hésitation, juste un instant comme une vague, une écume au sommet de la crête et enfin le soupir final, la terre retrouvée.
Le doute.
Le doute, si infime soit-il... c'est une faille pour percer la garde et jusqu'aux chairs de l'ennemi, c'est un aveu de faiblesse.
Il ne faut jamais douter Ludwig.


"Pardonnez-moi; j'ai failli me méprendre."

Tu n'es pas musicien.
Un musicien jouerait son âme face à l'inconnu, un musicien ne craint pas l'inconnu et ses oreilles plongées dans les ténèbres silencieuses d'une salle révérencieuse. Un musicien sait exprimer.


"Je suis mélomane. La musique et les arts me fascinent, néanmoins je suis aujourd'hui occupé par des préoccupations plus intellectuelles qu'émotionnelles."

Un sourire triste et froid...
Un sourire poli. Courtoisie, encore et toujours macule ces traits si jeunes dérobés au temps qui les façonna à la matière d'un sculpteur haineux et amoureux. Apposer son empreinte sur un visage, l'embellir ou le torturer, creuser, sillonner... Mais le sculpteur n'avait plus de prise sur cette oeuvre aliénée par une simple pilule d'immortalité.


"Voyez-vous, il m'arrive d'être sensible à certains détails, si j'ose dire. Néanmoins je ne suis pas chanteur, encore moins professeur et je puis me tromper quant à vos capacités..."

Une exhalaison.
Symbole de vie pour un être considéré comme à moitié mort, mais qui sait si les morts ne sont pas plus sincères ou sensibles que les vivants? Et lui? De quel côté penchait-il?


"N'en parlons plus si le sujet vous dérange."

Un instant, la pensée de lui, jouant de sa viole près d'une tombe afin d'accompagner les improvisations de ce spectral inconnu lui tira un sourire... hélas pour l'éventuelle curiosité de l'autre individu, pas un mot ne vint expliquer les réactions de l'Ofanim de Zion.

Un pas, deux pas...
Pendant un instant le silence parsemé du crissement du gravier.


"L'endroit, les circonstances... certains pourraient vouloir se confier. Entourés de morts, face à un parfait inconnu, ils oseraient ce que les barrières d'un monde et de leur propre personnalité leur interdit.

Je ne suis pas ainsi.

Il me semble ridicule de devoir attendre un moment particulier, un évènement ou quelque hasard pour se dévoiler."

En effet Ludwig...
Quelle que soit l'heure, la personne ou le lieu, tu restes cet être distant, ce simple passant cependant dénué du vif éclat qui inspira à Baudelaire son ode dédiée au mystère fait femme fuyante.


"Néanmoins, je reste toujours ouvert à toute conversation, quel qu'en soit le thème. Musique, philosophie, politique ou même, si vous le désirez, l'objet de notre venue."

Qu'importe le sujet en effet...
Car quels que soient les mots, ils ne serviront qu'à mieux te cacher, épaissir le manteau déjà si lourd d'énigmes dont tu t'entoures en cette nuit paresseuse.

Un regard


"Je vous laisse juge et maître afin d'initier le sentier que suivront nos pensées."
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeLun 8 Déc - 16:56

La fascination, un phénomène plutôt étrange qui pourtant est si naturel et inexplicable. Les gens sont fascinés par un tas de choses, grosses ou minuscules. La fascination, être fasciné, un état quasi second dans lequel celui qui est affecté semble parfois posséder une certaine difficulté à songer à autre chose qu’à l’objet de cette obsession. Et elle, devant les prunelles bleus de notre thanatopracteur, elle était devenu une fascination. Ses gestes, sa façon d’être, plus il l’observait, plus cette personne si particulière intriguait notre protagoniste. Elle est… ou plutôt un il est -car cette personne semblait vouloir prendre une apparence de mâle malgré qu’il était déjà très clairement dit dans l’esprit de notre blondinet qu’il s’agissait là d’une femme- un personnage plutôt unique en son genre… un personnage qu’il essayait d’apprendre à lire comme un homme apprend à lire un livre qui est dans un dialecte qu’il ne connaît pas encore.

Il pu sentir l’hésitation, mais ne fit aucunement de commentaire sur cela. Déjà là, notre thanatopracteur savait qu’il ne connaîtrait pas exactement qui est cette personne. La question posé par notre cher docteur fut très simple, très banale, mais cette même question avait fait en sorte qu’il en apprit beaucoup sur l’être qui marche à ses côtés dans ce jardin de pierre et de fleures. Celui-ci l’écouta attentivement… cela semble peut-être difficile à croire avec son apparence toujours absent, mais c’est pourtant le cas. Une mélomane, tout comme notre D, elle possède elle aussi une fascination, cependant contrairement à notre monsieur, cette chère dame ne semble pas embrasser complètement sa fascination. C’est un peu triste tout de même, non? La fascination est une si magnifique chose, bien que parfois elle semble tourner à l’obsession. D’ailleurs D est-il fasciné ou obsédé? Selon les spécialistes… ah toujours selon les spécialistes, il ne serait qu’un fou. Enfin, fou ou pas, il embrassait sa fascination.

Notre cher Dr Death écoutait attentivement sa nouvelle… amie… de ses paroles il apprenait comme un enfant apprend l’enseignement de ses parents dans leur gestes et paroles. Puis son moment d’apprentissage fut interrompu par un commentaire que fit l’autre. Durant un instant, toujours en mettant un pied devant l’autre et cheminant vers la sortie du cimetière, D leva les yeux vers les cieux et s’apprêtât à parler lorsqu’elle poursuivit. Celle qu’elle dit le fit quasi rire… peut-être a-t-il rit un peu intérieurement. Il trouvait cela si vrai, si charmant.

Le cimetière, l’endroit où les gens sont honnêtes car il ne craigne point le jugement des morts lorsqu’ils se confient. Il s’agissait de l’endroit sans doute par excellence pour la confession. D ne peut la blâmer pour avoir de tel songe, car lui-même discute régulièrement avec les défunts encore plus honnêtement que les vivants le font entre eux.


-Contrairement à nos pieds… il est parfois difficile de choisir le chemin de nos songes… mais ne vous inquiétez pas… je sais ce qu’est la sensation de s’ouvrir un peu plus… d’être un peu plus soi-même en présence des défunts…

Il fit une courte pause et sorti une main de sa poche et balaya l’air gracieusement avec celle-ci montrant les pierres commémorative. Toujours avec cette étrange sourire, il observa celle qui ce baladait à ses côtés.

-Voyez-vous… ce qui rend la confidence facile est qu’ont sait qu’ils ne peuvent murmurer nos secret à quelqu’un d’autre… du moins c’est ce que les vivants s’efforcent de croire…

Il remit sa main dans sa poche et déposa une fois de plus son regard vers l’horizon. Déjà il pouvait voir au loin la sortie du cimetière, mais il n’était pas près de quitter l’endroit. Il désirait encore moins mettre un terme à la conversation, car plus il discutait avec elle, plus elle le fascinait. Il se demandait un tas de questions… quel genre de personne est-elle… pourquoi vouloir ressembler à un homme quand la physionomie d’une femme est si magnifique.

Enfin, elle avait sans doute ses raisons, comme lui avait ses raisons de ne plus utiliser son nom. De toute façon, il s’agit que d’un artifice… un nom lui fut donné, il ne s’en a donné qu’un autre. Il s’agit d’une façon humaine d’identifier les choses, les gens… tout doit porter un nom, un titre, tout doit être classer. Cependant D est aujourd’hui quasi au-delà de ça, car il n’existe plus pour la plupart des gens qui l’ont connu. Il est un secret.


-Les Hommes craignent que les vivant connaissent leur secrets… alors ils parlent aux morts car jusqu’à aujourd’hui… personne n’a prétendu publiquement de vraiment parler aux morts comme ont parle aux vivants… ou plutôt les gens qui ont affirmer ce genre de choses… furent soit réduit au silence typiques aux morts… ou bien ils sont dit comme étant fou…

Il la regarda à nouveau.

-Les croyez vous fou?
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeLun 8 Déc - 18:55

Un éclat de rire, léger, perlé...
Depuis quand n'avais-tu plus ri ainsi, July?
Et cela cesse, aussi brusquement que cela avait commencé.


"La folie...
Qu'est-ce que la folie? Les gens usent et abusent des mots, les triturent les déforment et enfin les jettent une fois qu'on leur a apposé la fatale étiquette: désuet.

Il faut toujours du neuf. De la nouveauté dans les sensations, le langage, la musique, la peinture, le cinéma...
Que ce soit en opposition au passé ou dans sa continuité, l'homme est condamné à évoluer, vers le meilleur ou le pire, mais condamné tout de même. Rien n'est vraiment figé, néanmoins certains en oublient la stabilité."

Et le silence s'installa.
Pas ce silence annonciateur d'orage, ce couvercle oppresseur emprisonnant le temps et les émotions...
Non, juste le silence, apaisant, tissé des multiples bruits que l'on oublie dans la cohue de la ville, environné d'étoffes, de cris, de discussions, de regards... de... vie?
Est-ce bien la vie que l'hystérie générale que partagent toutes sortes de communautés?
La vie ne nous enseigne-t-elle pas à écouter, affiner sa compréhension et ouvrir son coeur?
Vraiment?
Dans ce cas, pourquoi es-tu ainsi, July?
Pourquoi es-tu devenu cet être distant et froid, malgré tout charmant et poli?

Ludwig, jugeait-il, en avait assez bavé.
Il en avait assez de voir couronnées ses entreprises par l'amertume, récompensé de ses prises de risque par la déception et la désillusion.


"Vous savez, certains philosophes prétendent que les animaux n'ont pas de conscience quand d'autres soutiennent le contraire; toujours est-il que, si le spectacle d'une vieille dame parlant à son chat est touchant, pourquoi celui d'une personne parlant à un être disparu serait-il dérangeant? D'autant que, pardonnez-moi si vous êtes religieux, un nombre conséquent de gens parlent à un concept dont l'existence n'est pas prouvée et qui porte nom de Dieu."

Une pause à nouveau et l'Ofanim reprit

"Je comprends tout à fait que certains préfèrent débattre avec un semblant d'interlocuteur, qu'il soit animal, macchabée, dieu ou ce que vous voudrez. Le principe de la dialectique n'est pas si loin: qu'un penseur se retrouve seul face à une feuille sur laquelle il devra coucher ses idées ou qu'il les expose à un mort, tant que l'on peut agencer notre pensée le moyen importe peu."

Le domaine des idées...
Ludwig se sentait bien. Réfléchir, débattre, exposer, argumenter...
Oui, il n'était pas en danger.

Si encore il s'était risqué à un "vous savez... je ne sais pas si vous parlez de vous en me décrivant tel personnage, mais personnellement je ne vous considère pas comme un fou", là! là il aurait été en danger dans sa logique de courtoisie et de relations étriquées. Se hasardant sur un terrain glissant et peu connu invitant aux confidences, il aurait rapidement perdu le contrôle.

Or, Ludwig détestait perdre le contrôle.
Oh, non pas qu'il eût d'emprise sur les autres, non..
Il détestait perdre le contrôle de lui-même. Pourquoi?
Parce que cela aurait remis en question toutes ces dernières années et sa façon de fonctionner... Parce qu'il était plus confortable d'exister comme il le faisait, quitte à mourir seul et ignoré.

C'était un peu triste à dire vrai...
Être le seul à se rendre sur sa propre tombe.
Un peu triste et pathétique même.


"A dire vrai...
Je pense même qu'une telle personne devrait être remerciée. Faire exister ceux dont personne ne se souvient, ces morts que plus personne ne vient visiter et honorer...
Oui, je trouve que c'est la preuve d'une grande générosité."

Un sourire, discret, à peine esquissé, pastel étiolé sur le tableau de cette pâle figure qui un instant le rendit vivant...
Un sourire et un regard de... remerciement? envers cet interlocuteur inconnu.

Si cet homme était toujours là s'il venait à mourir et à se trouver enterré ici, Ludwig ne pouvait que lui être redevable de sa sympathie aux défunts; si seulement il s'agissait bien de lui.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeMar 16 Déc - 19:35

Elle est plutôt amusante, une distraction qui semble bien plaire à notre très cher docteur aux allures tout aussi cadavérique que la plupart des ses « patients ». Il l’entendit rire, un faible rire, mais magnifique. Très léger, une mélodie aux oreilles de notre protagoniste qui continuait lui de tout simplement sourire. Règle générale, les hommes ayant un tel genre de sourire trop présent sur leur doux visage semble être perçu comme des maniaques ou des tueurs en série, ce qui n’est pas le cas pour D. Il est tout simplement ainsi et sa vis-à-vis semble avoir déjà saisi cela ou peut-être ne voit-elle pas les choses comme le plus communs des mortels. Elle est différente, mais notre Dr Death ne se doute aucunement à quel point elle l’est.

Librement, légèrement comme le plus commun des sujets ils abordaient la folie et la discussion avec les êtres trépassés. Pour notre cher docteur, il s’agissait d’une chose tout à fait normale, un sujet très simple qui devrait sans doute être un sujet commun comme la pluie et le beau temps ou bien comme les gens parles de politique et d’économie, toute fois rare furent les gens avec qui il pu en discuter. Sauf peut-être un autre homme possédant aussi le titre de docteur qui venait régulièrement lui rendre visite il y a de cela quelques temps. Enfin, il ne l’a pas revu depuis qu’un certain monsieur a pris notre blondinet sous son aile.

Pour une fois, quelqu’un semblait réellement comprendre les songes de notre docteur, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Plus il discutait avec elle, plus ce dernier se sentait stimulé intellectuellement. Quel étrange plaisir que lui fait ressentir cette inconnue par une simple discussion sur la folie. Ce qu’elle disait était vrai et notre protagoniste ne faisait qu’écouter attentivement les moindres mots tout en l’observant du coin de l’œil. Ses gestes, sa façon de bouger, il ne l’analysait pas, il la découvrait un peu c’est tout. En la voyant, il savait qu’elle parlait franchement et avec conviction, cela ne su que plaire à D.

- Je ne vais certes pas m’opposer à votre pensée… a vrai dire je suis fort ravis de voir que l’opinion que j’ai sur le sujet est partagé…

Il fit une petite pause, regardant devant lui, toujours les pieds un devant l’autre. Une douce brise se levait, venant le caresser alors que les premières percées du soleil venaient légèrement agresser ses prunelles. Il faut dire qu’il n’a plus exactement l’habitude de le voir. Cette belle grosse boule de lumière, source de vie dans notre monde… c’est sans doute la première fois depuis bien longtemps qu’il observe un levé de soleil.

Serais-tu mélancolique D? Il s’agit là que du passé, un passé qui a fait de toi qui tu est aujourd’hui, mais tu n’est pas du genre à vivre dans les mémoires, bien qu’ironiquement tu est quasi techniquement que mémoire. Enfin cela semble bien te plaire, tu partage la vie d’un mort, n’est-ce pas l’idéal? Non, car tu sais qu’ainsi tu ne pourras sans doute jamais être complet et vivre plusieurs choses vécu par les humains avant de mourir.


- Vous savez… plus ont y songe, plus l’être humain est fascinant… il doit d’abord naître, puis il vie et meurt… mais durant son espace de vie il a la possibilité d’expérimenté un tas de choses… il m’est même parfois difficile de voir tout ce qu’il est possible de vivre dans une vie…

Il la regardait avec toujours se léger sourire et se regard si absent.

- Toute fois, je ne crois pas qu’une personne tenterait d’accomplir tout cela si il savait qu’il possède l’éternité devant lui… je suppose que c’est cette peur de la mort qui pousse les gens à savourer un peu la vie… je n’arrive pas vraiment à comprendre comment une personne peut ne pas apprécier sa vie… il s’agit là d’une chose si complexe et si fascinante…

Ce n’est point mentir de dire qu’il est autant fasciné par la vie que par la mort, car à ses yeux, les deux ne peuvent exister sans l’autre. Une vie sans mort n’est plus une vie, mais une existence fatidique. À quoi bon exister si ce n’est pour jamais connaître plus que ce que le monde a à offrir.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeMar 16 Déc - 20:23

Jukka Karppinen a écrit:

Toute fois, je ne crois pas qu’une personne tenterait d’accomplir tout cela si il savait qu’il possède l’éternité devant lui… je suppose que c’est cette peur de la mort qui pousse les gens à savourer un peu la vie…

Haussement de sourcil amplifié et pour la première fois depuis la nuit où elle avait joué pour Abel, July se permit un semblant de réaction.
Une réaction bien vite contenue et avortée.
Calme-toi Ludwig.

Il respire.
Ludwig...
Ce prénom à lui seul le ramène sur terre, dans les chairs d'un être au formel à la limite du flemmatique.


"Vous vous aventurez sur un terrain glissant mon cher... je dirais plus même une pente savonneuse."

Un sourire... complice?
Oh, c'est qu'il a l'habitude de traiter de sujets épineux l'Ofanim. Cela éveille soudain son intellect, plus que ces discours faciles où il n'y a ni à réfléchir ni à remettre en doute sa vie ou sa façon de penser.


"Votre discours est la thèse principale soutenue par tous les opposants à la pilule d'immortalité. Mozart aurait-il composé autant, avec autant de foi, d'intensité et de ferveur s'il s'était su éternel?
Peut-être pas.
Peut-être au contraire eût-il atteint un stade dans son art où bien peu auraient pu l'égaler.

En outre, tous ces croyants me font bien rire.
En parlant d'Enfer et de Paradis, ils se jugent par là-même également éternels. Et puisque nul ne sait de quoi sera fait demain, les lamias ne sont pas plus arrangés qu'eux concernant l'avenir, toujours aussi incertain."

Un sourire à nouveau.

"A vrai dire...
Si l'on savait de quoi demain sera fait, je pense oui, que là, et seulement alors, la vie perdrait de son intérêt.
L'Inconnu motive les hommes. Tous espèrent et aspirent à l'immortalité: de tous temps la croyance d'une vie après la mort a imprégné les religions, des égyptiens aux grecs ou aux chrétiens. Même les fiers guerriers nordiques avaient leur Walhalla. Les religions se sont-elles inspirées les unes les autres ou cet espoir d'un autre avenir, d'un après dénote-t-il un besoin général et fondamentalement humain d'échapper au Temps? La vieillesse et les déceptions de l'existence terrestre sont-elles plus moteurs de ce besoin ou est-ce le désir de profiter encore et toujours... toujours oui, c'est le mot; de profiter de chaque instant sans cette crainte du néant, aussi inconcevable que l'immensité de l'infini?

Bref.
Je comprends votre point de vue mais je ne pense pas être d'accord avec vous.
Non pas que je sois fondamentalement opposé à ce propos...
Personnellement j'attends d'être à demain avant de statuer: c'est alors que nous verrons si les lamias ne peuvent supporter cette charge d'immortalité, s'ils deviennent fous ou apathiques, ou au contraire des monstres de talent, des génies à l'érudition aussi étendue que leur vie..."

Et sa prunelle se tourne vers le soleil naissant tandis qu'une petite voix au fond de lui se rie de tous ces romans de vampires redoutant l'astre chaleureux.

Pauvres vampires, ne plus jamais voir le soleil, c'est un peu triste tout de même...

Dire que dans son cas cela aurait été une punition imméritée. Après tout, il n'avait jamais fait exprès de la prendre cette pilule miracle.
Espèce de dingue de drogué. Au moins es-tu délivré de la plupart des soucis physiquement humains à présent.
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MessageSujet: Re: I walked with a zombie (Libre)   I walked with a zombie (Libre) Icon_minitimeVen 13 Fév - 23:44

Le pied gauche devant et puis le pied droit qui vient le dépasser, ainsi s’enchaînes les pas de notre très étrange docteur alors qu’il prend un étrange plaisir à discuter avec l’être qu’il vient tout juste de rencontrer lors de cette sinistre promenade. Les mains dans les poches de son saros, celui-ci discutait de la vie et de la mort avec cette sympathique personne. Un bien étrange ami pour un étrange personnage tel que D, il ne pouvait point demander mieux. Certes les propos émis par notre docteur était plutôt risqué, voir même un peu osé. En abordant le point sur la vie éternel, il s’agissait d’une étrange façon pour lui d’en apprendre un peu plus sur son compagnon du moment. D’ailleurs, lorsque celui-ci donna la réplique, D eut la vague impression qu’il s’agissait probablement d’une de ses personnes ayant fait connaissances avec cette fameuse immortalité. Enfin, cela n’est point certain, il ne serait pas du genre à l’affirmer sans en être certain, mais c’est sans doute en continuant à discourir sur ce sujet qu’il pourra le savoir.

Sur un terrain glissant, lui a-t-il dit? Il, enfin plutôt elle, mais par ses gestes et par ses mots il est plus qu’évident que cette personne née de sexe féminin souhaite passer pour un homme aux yeux du monde. Enfin la sexualité de son ami n’a rien à voir avec le sujet présent, alors mieux vaut poursuivre et passer par-dessus tout ça. Au son de ses mots, le docteur lui sourit un peu plus. Une étrange complicité peut-être? Surtout la joie de pouvoir parler avec une personne possédant un tel intellect, il savourait déjà le plaisir de leurs échanges. La dernière fois qu’il eut une conversation aussi intéressante fut avec son psychologue, mais celui-ci fini par le juger comme étant rien de plus qu’un pauvre fou. C’est drôle quand même… peut-être que cette personne non loin de lui finira par penser la même chose, mais c’est peu probable, le Dr Death peut le sentir.

Il écouta donc le long monologue de son ami, chaque mot avait de l’importance, chaque phrase, bref son attention était sur ce qu’elle avait à lui dire. Elle défendait le point de l’immortalité. Certes étant contre cette science qui retire son sens à la naissance et à la vie, il trouve cela tout de même très intéressant qu’une personne soit là et s’oppose à l’opinion de notre docteur. Plus elle parlait, plus notre blondinet lui souriait, durant un instant on pu même voir un peu ses dents tellement cette joviale expression était présente sur son visage. Savoir qu’une personne aussi brillante qu’elle était là avec lui afin de discuter le fascinait. Autant il fut fasciné par sa physionomie, voilà que son esprit rend notre très cher D quasi étrangement fou d’elle! Attendant jusqu’à la fin du monologue, D rit un peu, tout bas mais elle pu sans doute l’entendre quand même. Non il ne se moque point d’elle, mais il est simplement amusé.


-Je vous admire cher ami, vous êtes… brillant! Ayant presque utilise le féminin. Il est vrai qu’on ne peut dire ce que ça donnera… j’ai même hâte, je dois l’avouer, de voir ce que l’avenir réserve à notre monde avec leur existence… sans doute est-ce simplement dû au fait que je trouve le fait de mourir plutôt fascinant… de voir à quel point la vie peut être fragile… je trouve cela plutôt magnifique… mais ne me prenez pas pour un homme de religion, mon opinion n’a rien à voir avec tout cela..!

Il rit encore un peu, cette fois-ci un peu plus fort. Durant un instant il s’était vu étant un homme de religion, un défenseur tel que l’Amariah! Cette idée le fit plutôt rire, car il s’agit là d’un autre genre d’idéal complètement à l’opposé de ZION. Cette citée est fort stimulante pour lui et il ne croit point qu’il va finir par s’ennuyer ici. Bref, il poursuivit son discours.

-C’est principalement parce que je ne sais pas ce qui m’attend à ma mort que ça me fascine… peut-être serais-je qu’une âme errante, même peut-être que le concept d’une âme n’est que mensonge et que je serais rien de plus qu’une carcasse vide et inanimé… j’en sais rien, mais j’ai hâte… ce sera là mon dernier apprentissage.

Voyant le soleil à l’horizon se réveillé afin d’éclairer le monde, celui-ci réalisa à quel point cela faisait longtemps qu’il ne l’avait point vu. Sa peau blafarde en est la preuve même et son air peut-être un peu malade est signe de son manque de sommeille, mais ça du sommeille il en a très peu besoin pour avoir toute sa tête et bien fonctionner! Enfin si vous pouvez dire qu’il possède toute sa tête. Réalisant qu’il était aux portes du cimentière, il se retournant vers la personne sans nom, il la questionna.

-Allez vous quelque part en particulier..?

Car avec un peu de chance, leur discussion pourrait continuer bien longtemps, mais il ne connaît point les projets de cette étrange personne. D’ailleurs il ne sait nullement si il aura la chance de la revoir un jour. Un être aussi fascinant, il serait triste de ne point être capable de la revoir.
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